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Ce qui est important dans le vin, ce n’est pas ce que l’on sait, c’est ce que l’on ressent

C’est une phrase que j’ai répétée des dizaines de fois à mes clients quand je travaillais en restaurant. On ouvre une bouteille de vin, on interroge du regard pour savoir qui prendra en charge la responsabilité de la goûter. Les regards se croisent pendant une fraction de seconde. C’est souvent une question de rapidité ; le premier à désigner un de ses convives est sûr de ne pas avoir à s’en charger. Voilà alors le goûteur commis d’office qui se défend d’avance : “Ah je veux bien, mais moi j’y connais rien en vin”. Là c’est mon tour, je sors ma phrase magique et ça passe. Ce qui est important, ce n’est pas ce qu’on sait, mais ce que l’on ressent.

Oui mais voilà, quand on se retrouve dans un supermarché, dans la petite cave du coin ou chez un négociant, on a rarement l’occasion de goûter le vin avant de l’acheter. Et même lorsque l’on va au restaurant, c’est plutôt pas mal de pouvoir donner une idée générale de ce que l’on veut au serveur, sous peine de se retrouver avec quelque chose que l’on n’aime pas. Bien sûr, dans ce dernier cas, on peut aussi demander conseil au personnel du restaurant, mais c’est à double tranchant. D’abord parce que tous les serveurs n’ont pas de formation en sommellerie (même basique) et la plupart d’entre eux vont donc vous orienter vers le vin qu’ils aiment plutôt que celui qui serait susceptible de vous plaire à vous. Et quand bien même vous tomberiez sur un sommelier confirmé, si vous ne savez pas lui expliquer ce que vous désirez, il aura de fortes chances de ne pas viser juste sur la bouteille qu’il vous apportera.

Je me souviens de cet étudiant venu fêter son diplôme qui m’a demandé quelque chose de plus tannique après un Graves de 2012 (ça reste un vin avec le cépage cabernet sauvignon majoritaire, donc plutôt costaud). Intrigué, je le questionne un peu afin d’être sûr. Grand bien m’en prit puisque je me suis rapidement rendu compte que c’était le fruité qui lui manquait, non les tanins.

Il apparaît donc qu’un peu de savoir peut s’avérer très utile lorsque l’on veut apprécier un bon vin de temps à autre. Le problème, c’est que l’œnologie, c’est vaste. Alors par où commencer? Quelles connaissances rechercher? Je vais être clair : je ne suis pas œnologue, je suis sommelier. Et j’en suis bien content, parce que ce que je veux vous proposer à travers ce blog, ce n’est pas le point de vue du technicien qui va vous apprendre le vin. Ce que je veux vous offrir, c’est un service de sommellerie dans votre vie de tous les jours. Explorer avec vous les goûts et les arômes pour vous aider à trouver par vous même ce que vous aimez. Vous transmettre les connaissances qui vous seront utiles sans les noyer dans un flot d’informations superflues.

Alors j’irai les chercher pour vous, ces connaissances. Après plusieurs années de sommellerie sur le terrain, je me mets au défi, pour accompagner le lancement du blog, de passer, dans les 12 prochains mois, les niveaux 1, 2 et 3 du fameux WSET (Wine and Spirituous Education Trust). Il s’agit de la certification par excellence en connaissance du vin (et spiritueux, accessoirement). Ainsi je partagerai avec vous mon parcours et ma formation pourra vous servir directement de manière concrète. M’accompagnerez-vous dans cette aventure?

A la vôtre !

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